Les errements d’Ana

Les gens disent qu’écrire fait du bien. Que c’est donné à tout le monde, que tout le monde pourrait en faire autant. La vérité, c’est qu’ils ont tort. Qu’on n’est pas tous égaux devant l’écriture.
Certains ont un don dont ils se foutent éperdument, qui continuent de croire, maladroitement, qu’écrire n’est qu’un passe-temps. Qui n’aiment jamais ce qu’ils écrivent mais ne se relisent jamais, parce que c’est bête, de se relire. Parce que ça n’apporte rien, finalement.
Il y a ceux qui travaillent avec acharnement, qui écrivent puis effacent, puis réécrivent mais finissent par tout effacer, et par abandonner. Parce qu’ils ne croient pas en eux, qu’ils ont l’impression maladroite, fausse, qu’ils ne valent rien et que tout ce qu’ils écrivent est nul. Pourtant, ils ont totalement tort.
Ce sont certainement eux qui iront le plus loin. Pas très difficile de savoir pourquoi… Ce sont eux qui travaillent, qui se motivent, qui écrivent, puis réécrivent de dizaines de manières différentes que le ciel est bleu et que la vie est belle. Ils hésitent, retranchent, refont, défont, recoupent, étoffent, élaguent… Pour nous permettre de lire de jolis mots.
Ils n’ont rien d’époustouflant, si ce n’est leur motivation à s’en sortir, et à écrire sans arrêt. Ils connaissent la valeur des mots, leur teneur et la somptueuse musique qui découle d’eux, qui s’inscrit, lentement, sur le papier à musique qu’ils s’inventent.

Et puis, il y a moi. Qui suis un peu perdue entre l’un et l’autre. Je me cherche. Je ne sais pas ce que je vaux, si on peut considérer que je puisse valoir quelque chose. Je sais que je ne suis pas talentueuse, que je n’ai aucun don. Je sais aussi que je ne suis pas aussi assidue et travailleuse que certains qui, parfois, m’ont demandé de les lire. Ils ont beau ne pas accepter les compliments, ils les méritent. Ils méritent qu’on les félicite et qu’on admire leur travail.
Mais moi… On m’admire, on me complimente pour des mots que j’ai jetés au hasard, auxquels je n’ai pas vraiment réfléchi et que j’ai laissés s’écrire sur le papier pour ne pas écrire autre chose. C’est toujours un joyeux bordel. Sans queue ni tête, sans foi ni loi, sans aucune logique ou structure. Sans fond, sans profondeur, sans émotions.
Enfin, c’est ce que je crois. Les rares personnes qui m’ont lue ont été émues, touchées, m’ont félicitée pour des mots que je trouvais fades. Certaines même ont pleuré, sans que je sache bien pourquoi.

J’écris parce que j’aime ça, mais pas seulement. J’écris surtout parce que j’en ai besoin. Parce que quoi qu’on puisse dire, l’écriture est le seul art que j’aime pratiquer. Que c’est le seul dont j’ai besoin. Le seul qui me permette de me libérer. Evidemment, c’est bête ce que je dis, mais j’en ai besoin.
Et si mes personnages ressentent parfois quelque chose, c’est que je le vis avec eux. Je ne suis pas seulement leur créatrice. Comme l’a vécu Rachel dans Break On Through, je vis avec eux. J’existe dans leur univers, et ils existent dans le mien. Raymond, Eline, Nicolas, Elisabeth, Capucine n’existent pas seulement dans mon imagination. Ce sont mes amis, mes confidents, mes réceptacles à émotions aussi. Tout simplement parce que mes sentiments dictent trop souvent, et malgré moi, les leurs. Tout simplement parce que j’essaie de les rendre humains à vos yeux.

De leur donner ce que certaines personnes ici n’ont pas : un coeur. Qui bat la chamade lorsqu’ils ont peur et moi aussi, lorsqu’ils tombent amoureux, lorsqu’ils sont en colère parce que ça arrive. Un coeur qui leur dicte aussi, parfois, la marche à suivre. Parce qu’ils sont tristes, déçus eux aussi, parce qu’ils ont vécu un seul et unique amour qui aura duré des années, ou qu’ils détesteront leur mari. Horrible personnage qu’ils ont surpris à en sauter une autre.

Ne me jugez pas. Je ne suis qu’une simple fille qui aime écrire autant qu’elle aime respirer. Et qui ne peut pas s’en passer. Peu importe où ça me mènera, après tout, peu importe. J’aurai au moins l’impression, dans les mauvais jours, d’avoir réussi à faire quelque chose de mes mains. J’aurai ému quelques personnes, tout au plus. J’aurai fait sortir de mon imagination des histoires, des vies, des personnages que vous trouveriez antipathiques ou sympathiques.

Parce que j’aurai fait de ma passion quelque chose de beau, et que je continuerai d’écrire tant que mon état ne me l’empêchera pas. Parce que je continuerai d’écrire probablement jusqu’à rendre mon dernier soufle, et que je me fous de devenir célèbre. Je ne suis ni Lévy, ni Musso, ni Gavalda ou Pancol. Je ne vendrai sans doute jamais des milliers d’exemplaires de mes livres.

Mais j’écrirai. Il me restera toujours ça.

« Vis ma vie de » (très loin de presque) bigorexique #1

Bonjour à tous et à toutes !

Je vous retrouve aujourd’hui avec un article qui reprend un concept simple et qui fera l’objet de (très) nombreux articles à venir sur le blog, régulièrement.
Je suppose que vous connaissez tous l’émission « Vis ma vie » ?
Et bien voilà, je ne vais pas faire témoigner des personnes telle une Flavie Flamant dans ses plus belles heures pour qu’ils nous parlent de leur vie, non. Je vais me mettre à leur place.
Evidemment, quand je dis me mettre à leur place, je vais forcer le trait (vous me connaissez) pour, pourquoi pas, vous faire rire un peu !

Aujourd’hui, et parce que c’est un joli mot, je vais vivre la vie palpitante d’un(e) bigorexique qui s’ignore.

La bigorexie est une maladie – qui touche de plus en plus de personnes au demeurant – qui se traduit par une addiction au sport. C’est une maladie très sérieuse, donc à ne pas ignorer !

*

Lundi 12 mai : debout 4h. 2h30 de vélo avant d’aller au boulot. Pas le temps de prendre une douche. Pas besoin de petit-déjeuner, j’ai pas faim. 16h : sortie du boulot, au pas de course (ou plutôt au coup de pédale). Je rentre à la maison, j’enfile mes baskets, et c’est parti pour 10km de course. 55 minutes de bonheur. Très bien. On rentre, 2 petites heures de musculation. Toujours pas faim. Un café peut-être. Le téléphone ne sonne pas, tant pis. Personne ne veut me voir. Je vais aller faire du vélo pour oublier. Au moins, là, j’ai du monde qui bourdonne à mes oreilles. De la musique, et c’est parti. Encore 30 bornes et peut-être même plus. De toute façon, le monde ne m’attend pas.

Mardi 13 mai : debout 4h. 2h30 de vélo. Boulot. Pas faim. Maison. Baskets. Musculation. Café. Pas faim. Vélo. Dodo.
Mercredi 14 mai : debout 4h. 2h30 de vélo. Boulot. Pas faim. Maison. Baskets. Musculation. Café. Pas faim. Vélo. Dodo.
Jeudi 15 mai : debout 4h. 2h30 de vélo. Boulot. Pas faim. Maison. Baskets. Musculation. Café. Pas faim. Médecin : j’ai mal à la cheville. Mauvais diagnostic. Arrêt et repos ? Pas possible.
Vendredi 16 mai : debout 4h. 2h30 de vélo. Boulot. Pas faim. Maison. Baskets. Musculation. Café. Pas faim. Vélo. Dodo.

On ne m’invite plus aux soirées depuis que j’en ai déclinée une parce que je préférais aller courir. Ma femme m’a quittée, le chat est mort. L’appartement fait peine à voir, mais je suis en forme. Toujours plus en forme. J’aime aller courir, transpirer. J’en ai besoin. C’est vital. Les gens ne se rendent pas compte du bonheur que c’est de se sentir en forme. Ils devraient peut-être essayer.

De toute façon, ça ne me fait pas de mal, c’est que du sport.

Nouveau rendez-vous chez le médecin. Il se fout de ma gueule, il me dit que je suis accro au sport. C’est vrai, j’aime ça. Et alors ? C’est mal ? Il me dit que oui, que je suis bigorexique. Qu’il serait temps que j’ouvre les yeux. Il se fout de moi, c’est pas possible. Les gens ne comprennent pas. Le médecin ne comprend pas.

Debout 4h. 2h30 de vélo. Boulot. Pas faim. Maison. Baskets. Musculation. Café. Pas faim. Vélo. Dodo.

*

Ca c’est la théorie. Mais moi, j’suis pas bigorexique. Oh que non !
Je tiens trop à mon lit pour en sortir à 4h. De toute façon, il ne me laisserait pas faire. Mon lit est trop intelligent pour ça. Non non, je vous assure. Je ne veux pas m’y risquer, mais je suis à peu près certaine que si je lui faisais un coup pareil, le lendemain mon lit se refermerait sur lui-même. Du style… Taco. Je serai engloutie par un lit-taco géant qui ne me laisserait pas sortir avant une heure convenable.

Le vélo… Le mien est crevé. La roue avant est voilée, et les freins arrière sont morts. La selle est défoncée et mitée, mais j’adore ça le vélo ! Ouais, c’est vrai, je vous assure ! Dans la campagne chez Mémé, le dimanche, à errer entre les champs de blé quand il fait beau et chaud (avant d’aller batifoler parce qu’il faut pas déconner, la campagne ça donne faim de l’autre…)
Mais j’adore le vélo ! 

J’ai faim. Tout le temps. C’est un fait, c’est physique et c’est plus fort que moi, j’ai faim. C’est tout. C’est une donnée non-négociable, et faire du sport ne changera rien à tout ça.

La course à pied… Kézako ? Non, bien sûr, bien sûr, je sais courir. Je m’y remets d’ailleurs. Si, je vous assure, dimanche dernier je suis allée acheter des nouvelles chaussures chez Décathlon. Elles sont super jolies, et puis je me devais d’avoir de jolies chaussures, c’est vrai… Les vieilles qui datent du collège (du surpoids, des moqueries, et des horribles trois tours de terrain obligatoires qui me donnaient les joues rouges et m’ôtaient mon souffle) étaient insupportables. Alors je les ai jetées, et j’en ai acheté de nouvelles.
Avec celles-là, je vais tout défoncer !

Bref… Je ne serais jamais bigorexique, et vous savez pourquoi ? Moi aussi j’aime bien le sport, j’adore la sensation géniale de se croire invincible et tout ça après le sport ! J’aime un peu moins transpirer, mais je me dis que ça travaille… Et puis, les courbatures, ça aussi… J’adore !

Non, vraiment, n’ayez crainte, je ne serais jamais bigorexique. Parce que c’est comme tout, faut pas abuser des bonnes choses !

 

Dites-moi quelle vie vous voudriez que je vive pour vous ! 

Je vous retrouve bientôt,

Ana.

Si j’avais été un animal…

Si j’avais été un animal? Si je devais me réincarner un jour, je choisirais d’être un poisson. Un petit être avec des nageoires et des branchies à la place des poumons. Juste pour voir ce que c’est, de vivre sous l’eau.
Bien sur, j’irai toucher des berques avec mes nageoires (comme Nemo!) et j’aurais pas peur d’aller dans le grand océan. Bien sûr, je n’écouterais absolument pas ce que Papa & Maman poisson me diraient puisque je n’aurais pas d’oreilles. A quelques années, si j’étais un poissons, je me trouverais une anémone bien sympathique en nord de récif et j’y inviterai tous mes copains poisson. J’amènerai aussi du plancton et j’offrirai aux poissons pauvres à manger et à boire. Je serais un poisson solidaire, parfaitement !
Je militerai contre la pêche en pleine mer et je diffuserai mes idées dans tous les océans, dans toutes les mers et dans toutes les rivières ! Les poissons viendraient me voir des quatre coins du globe pour entendre mes discours novateurs !  » Blob blop bloblob !  » et tous les poissons repartiraient la tête pleine de rêves et d’espoir chez eux. Ils m’aduleraient et les petits bébés poissons rêveraient d’être comme moi lorsqu’ils seraient grands.
J’en gagerais des raies manta au gouvernement, ce seraient des fonctionnaires de l’océan, des professeurs des écoles. Bien sur, il y aurait une place pour chacun dans la société. Le monde des poissons jouirait du plein emploi, et nous mangerions de l’humain. Nous les dépasserions par notre technologique sous-marine et ils deviendraient nos esclaves. Ils se reproduiraient pour nous nourrir. Les petits poissons raffoleraient des bâtonnets d’humain panés. Je serais riche, et le plus puissant de tous les poissons. Même les requins me craindraient, parce que je serais un poisson puissant !
Les poissons amnésiques seraient des rock stars et consommeraient des crevettes pas fraîches pour faire la une des journaux. Ils se défonceraient avec du sable de profondeurs encore inexplorées à ce jour. Les baleines feraient motel et croisière, et les saumons guides touristiques. Dans ma maison anémone, j’aurais un terrarium, dans lequel vivrait un fœtus.
Mais je ne suis pas un poisson, je n’ai ni nageoires, ni branchies. Ce sont nous qui mangeons du poisson pas né et qui gardons des animaux aquatiques dans des aquariums dans lesquels ils tournent désespérément en rond.

Je ne défends pas la cause animale et je ne me suis pas droguée pour écrire ce texte. J’espère vous avoir fait rire !

Je vous embrasse,

Ana.

La folie Hema !

Vous avez été nombreux à me demander de partager avec vous quelques-uns de mes coups de coeur. Je ne sais honnêtement pas si je bloguerais beaucoup dans cette catégorie, parce que je ne suis pas trop friande de cet étalage… Et j’ai été blogueuse mode/beauté. Donc, je sais ce que ça implique (notamment les gentils commentaires haineux qui disent que de toute façon, on est toutes des bourgeoises pétées de thune qui sommes tellement radines qu’on se fait tout offrir par les marques qui veulent faire des partenariats avec nous….) Oui, oui, on m’a accusée de tout ça….

Bref, vous me l’avez demandé, et je mets un point d’honneur à vous faire plaisir, alors je m’exécute. Je vais donc vous parler d’Hema. Je sais que ce n’est pas très original (surtout si vous suivez assidûment blogueuses et youtubeuses…), mais c’est un de mes gros coups de cœur… Et probablement l’un des magasins où je passe le plus de temps (et où je dépense assez, j’avoue…)

Hema est une chaîne de magasins néerlandaise. Ils commercialisent beaucoup de petit bazar, de la papeterie, un peu de layette, quelques articles de nourriture, et même quelques articles électroménagers ! Le tout à (tout) petit prix, et d’une qualité qui est toute…relative.

Il n’empêche qu’une fois entrée dans le magasin (c’est-à-dire à chaque fois que je vais dans le centre commercial dans lequel le magasin est implanté), je ne peux pas résister. Et je ne ressors JAMAIS les mains vides.

Evidemment, en tant qu’écrivain (te la pète pas non plus), je me rue sur le rayon papeterie. Leurs carnets sont à tomber, je ne parle pas des stylos et de tous les autres articles de papeterie… Le tout pour un prix entre 1 et 5€ par article. Evidemment, avec des prix aussi petits, Ana ne résiste pas… et achète des carnets à foison (même si Ana ne les utilisera pas tous…)

JE TIENS A PRÉCISER A TOUS LES AMATEURS DE THÉ, COMME MOI, QUE MÊME SI CELUI QU’ILS COMMERCIALISENT A UN PRIX QUI DÉFIE TOUTE CONCURRENCE, IL N’EST PAS DÉGUEULASSE DU TOUT. ET A CE PRIX-LA, AUTANT NE PAS SE PRIVER !

Avant de vous laisser, voilà une de mes dernières acquisitions… Dans laquelle vous prendrez toute la place ! Et oui, j’ai l’intention de recenser tous vos mots d’amour (qui n’en sont pas forcément, d’ailleurs…) pour les noter ici. Et dans les moments où je serai tristes, vous (re)lire me fera forcément du bien !

bloc-notes-a6-14530020-product_rd-1911486954

(Je profite de cet article pour remercier mon amoureux qui, chaque fois qu’il m’emmène chez Hema, prend son mal en patience et m’attend… Je sais que tu liras cet article, alors merci !)

Je vous embrasse, (et ne faites pas trop de folies chez Hema…)

Ana.

Les blogs et nous

Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, mais aussi de plus en plus nombreux à me demander comment et pourquoi j’ai commencé à rédiger ce blog. Ce sont des questions auxquelles, pour la plupart, j’ai déjà répondu dans un article précédent, mais puisque votre engouement est grand, je me dois de répondre à nouveau à toutes vos questions.

Pourquoi un blog ?

Tout simplement parce que j’adore écrire. J’aimerais en faire mon métier, mais je ne suis pas du tout sûre d’y parvenir un jour, alors en attendant, en parallèle avec mes nombreux projets purement littéraires, je tiens ce blog. Pour me défouler surtout. J’écris pour le plaisir d’écrire. Un blog me permettait une ouverture sur le monde, et c’est ce que je recherchais.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans le fait d’être blogueuse ?

De manière générale, et je pense que toutes les blogueuses vous répondront la même chose que moi, c’est le partage. Voir qu’on répond à nos articles, qu’ils font réagir, rire ou pleurer parfois, voir qu’ils sont suivis d’effet et qu’on n’écrit finalement pas que pour soi. Ce qui me plait le plus, dans le fait d’être blogueuse, c’est de pouvoir échanger quelques mots avec vous, même si je sais que certains ont un peu peur et me suivent de loin, je sais que vous êtes là, en face de moi, à me parler.

Qu’est-ce qui te plait le moins, alors ?

Pas besoin de réfléchir une seconde. Ce que j’aime le moins, ce sont les personnes malintentionnées qui se permettent de critiquer ouvertement mon travail en tant que blogueuse. Celles qui insultent (parce que ça arrive, le monde n’est pas tout rose…) ou sont jalouses et font des réflexions narquoises. Après tout, ce qu’ils disent me font grandir. Mais parfois, c’est pesant. J’essaie juste de ne pas leur prêter attention.

D’ailleurs, à toutes les personnes méchantes qui viennent ici simplement déverser leur haine alors que vous ne me connaissez pas, sachez que la critique est bien facile. Qu’être méchant c’est simple. Seulement, je lis tous vos commentaires, sans exception, et avant qu’ils apparaissent sur le blog passe la tâche de la modération : si j’estime que votre commentaire n’a rien à faire là, je le supprime, et ciao. Alors s’il vous plait, facilitez-moi le boulot, ne commentez plus si c’est pour être désagréables.

Pourquoi es-tu aussi méchante et vive critique lorsque tu écris un article ?

Voilà une des questions que je reçois le plus souvent. Je vais essayer d’être assez claire. Je suis blogueuse, au même titre que Léopoldine, Tiffany ou encore Madison. Elles sont blogueuses mode ou beauté, et donnent leur avis sur tout ce qui touche à cet univers. Et c’est leur travail de blogueuse, de dire ce qu’elles pensent. Bon.

Pourquoi, sous prétexte que je ne suis pas blogueuse mode ou beauté, je n’aurais pas le droit, moi aussi, de dire ce que je pense ? Bien sûr, je ne donne pas mon avis sur un rouge à lèvres ou un lait démaquillant, bien sûr. Je « m’attaque » à des sujets plus vastes, mais la démarche reste la même. Je donne mon avis.

Je sais que ça ne plait pas à certaines personnes, mais c’est ainsi. Et je ne suis pas méchante. Si vous pensez ça de moi, c’est que vous ne comprenez pas où je veux en venir. Dans la plupart de mes articles, j’écris au second degré. Je force les traits (par exemple, quand je parlais de mes collègues…) pour que chacun d’entre vous, lecteur, puisse se reconnaître dans l’article. Parce que vous avez tous eu affaire, à un moment T de votre vie, à une collègue qui pleure sans arrêt et qui est au bord de la dépression. Ce n’est pas que vous ne l’aimez pas, non, pas du tout, c’est juste que vous ne savez pas comment lui remonter le moral. Et puis, vous avez aussi eu ce collègue qui se prend pour un humoriste mais à qui vous n’osez jamais dire que ses blagues ne feraient pas rire votre petite-sœur, qui rigole pourtant pour un rien.

Je ne suis donc pas méchante. Je donne mon avis en forçant les traits, en caricaturant ce qui m’entoure pour mieux en parler et le généraliser à tous ceux qui passeront par ici. C’est tout.

 

En quoi le blog t’aidera-t-il dans ton projet de devenir écrivain ?

Honnêtement ? Rien du tout. Si ce n’est quelques lecteurs potentiels de plus pour les livres que j’ai écrit et que je publierais peut-être un jour. Je ne viens pas ici pour meubler le vide et me faire une e-réputation en vue de vendre mes bouquins, ou faire des rencontres inopinées. Bien sûr, je ne peux qu’en rêver : qui sait, le blog m’apportera peut-être des opportunités inestimables ?

En attendant, j’écris pour moi, mais aussi pour vous. J’écris parce qu’il le faut pour espérer progresser, et parce que j’ai besoin de donner mon avis sur ce qui m’entoure. Plus vous êtes nombreux à me lire, plus j’ai envie de vous écrire. C’est aussi simple que ça !

Alors non, 101 minutes avec Ana ne m’aidera pas à devenir écrivain, et je ne pense pas que je rencontrerai ici un éditeur de chez Gallimard qui prendra le temps de me contacter par mail pour voir ce que j’écris (autrement que sur les billets que je laisse), qui adorera les extraits de bouquins que j’ai écrit, décidera de me proposer un contrat et me fera devenir le nouvel auteur de best-sellers en vogue ! Ce n’est pas comme ça que je le vois, et ce n’est probablement pas comme ça que ça se passera. Au moins, ici, je perfectionne ma plume, et j’écris régulièrement. C’est on ne peut plus important pour les écrivains en herbe !

 

Et si tu avais un conseil à donner à ceux qui hésitent à se lancer ?

Le premier, ce serait de bien réfléchir avant de vous lancer. Il y a des pour, et surtout des contre. Un blog, ce n’est pas quelque chose qu’il faut prendre à la légère… Je vais donc vous faire une liste (non exhaustive, évidemment) des avantages et des inconvénients d’avoir un blog…

Les avantages :

  • La proximité qu’on a avec les lecteurs
  • Le fait d’être lu
  • La satisfaction de voir qu’on nous répond, que notre article plait
  • L’honneur de voir les « grands » blogueurs passer sur notre blog et laisser un petit mot d’encouragement
  • La rédaction des billets, souvent aussi marrante que la lecture et l’interprétation qu’on en fait
  • La sensation de communauté qui se créé petit à petit

Les inconvénients :

  • Les personnes désagréables qui laissent des commentaires désobligeants
  • L’obligation d’une publication régulière, pour être suivi(e)
  • Le choix des sujets et ce qu’on en dit
  • La publicité qui est nécessaire afin d’être lue et qui n’est pas toujours efficace en plus de polluer vos espaces sur les réseaux sociaux
  • Les tout premiers temps, où on écrit l’article du siècle mais que personne n’est là pour le lire
  • Les critiques, acerbes, moqueuses

 

Pour être blogueur, en somme, il faut être passionné, pouvoir se dégager (beaucoup) de temps : un blog est chronophage. Bien sûr, vous pouvez décider de tenir un blog comme un journal intime, mais soyez cohérents. En théorie, dans un journal intime, on écrit tous les soirs. Si vous écrivez toutes les trois semaines, les lecteurs ne vous suivront pas assidûment, et ils se lasseront de vous… Faites la différence !

Il ne faut pas avoir peur de se confronter à la critique : un blog c’est lu par des tas de gens qui ne vous veulent pas toujours que du bien. Laissez-les parler, ils vous jugent sur ce que vous écrivez, pas sur ce que vous êtes.

C’est bête à dire, mais ne négligez pas vos lecteurs. Répondez-leur au maximum de vos capacités. Je ne vous incite pas non plus à organiser des concours chaque semaine (oui, ils amènent un trafic incroyable à un blog, mais en faire trop vous cataloguera comme « blog à concours ») et vous ne serez suivi que pour cette raison. Du coup, vos autres articles ne seront pas lus : pour le lecteur, ils ne seront pas intéressants puisqu’ils ne leur apporteront rien matériellement parlant. Gardez les concours pour les occasions spéciales : un palier en terme de nombre de vues, d’abonnés, de temps que vous êtes sur la Toile…

Soyez présents ailleurs que sur votre blog. Les réseaux sociaux sont faits pour ça !

Le plus important : écrivez pour votre propre plaisir. Un blog, ce n’est pas un métier (à moins que vous ne deveniez free-lance, etc, mais ça reste réservé à un cercle très fermé de blogueurs très suivis…) Si écrire un article devient une contrainte, posez-vous des questions. Si chaque fois que vous écrivez, vous avez peur de vous faire vivement critiquer, posez-vous des questions.

Le blog, c’est du bonus. Pas une contrainte ou quoi que ce soit, juste du pur plaisir.

 

L’article touche à sa fin… J’espère que ça vous aura plu, que j’aurai su répondre à vos questions aussi. S’il en reste, n’hésitez pas à me les poser, que ce soit ici, par commentaire, sur Twitter (@ana_calli), sur Instagram (@ana__calli), ou même par mail (centuneminutesavecana@outlook.fr) ! Je tâcherai de vous répondre au plus vite, et si le besoin s’en fait ressentir, je rédigerai à nouveau un article dans le même style !

 

Je vous embrasse,

 

Ana.

La littérature érotique : Ana dis-nous tout.

En ce moment, ça frétille, ça s’agite… L’engouement est du à la bande-annonce pour le film de 50 Shades Of Grey, la saga érotique qui a fait un buzz absolument énorme l’année dernière… Vous êtes maintenant assez nombreux(ses) à m’avoir demandé ce que j’en avais pensé, alors je vais me lancer.

ATTENTION, CECI EST UN POST HUMORISTIQUE, SI VOUS ETES SUSCEPTIBLES, MERCI DE VOUS ABSTENIR (surtout si c’est pour m’insulter après…)

Bon, bon, bon… E.L. James, faut vraiment qu’on parle. Quelle mouche t’a piqué ? Pourquoi est-ce que t’as écrit ça ? Très honnêtement, j’ai lu la saga. D’une traite. Parce que mes copines ont toutes adoré et qu’elles m’en ont parlé avec tant d’émotion (oui, leurs yeux brillaient encore…) que je me suis dit qu’il fallait bien me faire mon idée.

Vous dire que j’ai été déçue est…un euphémisme. Et encore, là, c’est un autre euphémisme. Je m’attendais à une histoire (de cul, soyons honnêtes) bien ficelée. La seule qui a été ficelée, c’est Ana (Anastasia Steele, l’amoureuse de Christian Grey. Et oui, faut vous mettre à jour…).
Tiens tiens, vous remarquerez qu’elle s’appelle comme moi, la coquine… Non, ça n’a rien à voir.

L’histoire est, à mes yeux, inexistante. C’est presque dommage.
(Quoi ? Oui, vous monsieur au dernier rang ? Vous ne connaissez pas ? Ça raconte quoi ? Bon, j’vais vous la faire courte…
1. Ana et Christian se rencontrent (par le fruit du hasard, évidemment…
2. Christian commence à tomber amoureux, Ana aussi. Mais, il lui fait signer un contrat après moults rebondissements (de fesses), pour qu’elle soit, grosso modo, son esclave sexuelle. Elle accepte, évidemment.
3. Il tombe vraiment amoureux, épouse Ana, vivent heureux avec plein d’enfants.)

Ça aurait pu être intéressant, vraiment ! Même si l’histoire en elle-même méritait d’être simpliste puisque ce n’est pas un livre de romance, mais bel et bien un livre érotique, elle est décevante.

Passons donc au vif du sujet : le sexe.

Même si E.L. James est visiblement bien plus douée pour écrire les scènes érotiques que toutes les scènes qui viennent meubler entre deux parties de jambes en l’air (parfois elles sont pas en l’air, faut pas croire… Ils sont amants pas trapézistes.) encore une fois, j’ai été déçue. C’est malheureux, mais j’attendais d’un tel bouquin qu’il me fasse vibrer. Que je ressente quelque chose. Et… Je me suis fait chier.

Parce que ça ne m’a pas donné d’idées, déjà, et que c’est un peu ce que j’attendais. (Quoi ? Je suis franche, je vous dis la vérité…) Malheureusement, c’est un peu plan-plan, et pas le Ratatatsouintsouin auquel je m’attendais. Christian a beau être (prétendument, mais c’est une autre histoire*) beau comme un dieu, taillé comme un Apollon et (très) bien membré, il ne m’a pas fait rêver.

Il est censé avoir des pratiques sexuelles affriolantes : C’EST UN DOMINATEUR. UN VRAI DE VRAI.
Oui, sauf que non. Il y a plusieurs options…
1. « Oulala, Christian, tu m’attaches aux barreaux du lit et tu me bandes les yeux… Que c’est excitant. » + pénétration.
2. Ana est une coquine (je ne parle pas de moi…) alors FELLATION + pénétration.
3. (La plus exotique), Ana sort à une soirée sans culotte (quelle petite cachottière) et forcément, ça rend Cricri fou… + pénétration.

Bref, vous l’aurez compris, des idées de bas étage en terme d’érotisme. Je veux dire, j’aurais pu trouver ça toute seule. (Ben oui, tout ça c’est quand même assez courant…)

En résumé, tout m’a déçue. Parce que les scènes que j’attendais n’ont pas été aussi chaudes que je l’aurais pensé, et que le reste, c’est du gavage pour oies. Dommage donc.

* : oui, Christian est prétendument beau comme un Dieu, taillé comme un Apollon et très bien membré. Prétendument. Parce que si j’attendais un beau gosse d’environ 1,90 mètre taillé en V, aux cheveux grisonnants (oui, parce que Grey, donc manque flagrant d’originalité, mais tout de même) et aux yeux bleus perçants (dans lesquels on se noierait et pour lesquels on se damnerait) la production du film a choisi un acteur que je trouve laid. Et qui ne me fait PAS DU TOUT penser à la bête sexuelle (pas si bestiale que ça, finalement, cf plus haut…) à laquelle je me serais attendue.

Alors, je n’ai pas peur de le dire, la critique que j’avais entendue un peu partout est vraie : 50SOG (abréviation…) est un livre porno pour ménagères. C’est malheureux, mais c’est comme ça.

Enfin, je ne vous l’apprends pas… Le sexe fait vendre.
Des chewing-gums, du papier toilette, des préservatifs (ah ouais?)
Le sexe fait vendre tout et n’importe quoi… Et pour cause. J’ai le souvenir d’une publicité qui ventait une machine à laver qui ne faisait pas de bruit, et ne vibrait pas non plus. Imaginez ce que la pub mettait en scène… Et oui, un couple qui faisait l’amour sur la machine à laver!
Bref, malheureusement, de plus en plus de romans de ce style (des copies, ni plus ni moins) fleurissent un peu partout… Malheureusement pour moi, j’entends. Si vous aimez, grand bien vous fasse !

Alors, moi, du haut de mes même pas 20 ans, j’ai décidé de faire une liste des idées qui pourraient être marrantes, dans un bouquin érotique. (A prendre et surtout à laisser, j’avoue…)

  • Un fétichiste du bonnet de bain à fleurs, des doigts de pied en éventail, des femmes qui jouent de la flûte de pan avec leur nez…
  • Des adeptes de la pleine bourre (interprétez ça comme vous voulez)
  • Un couple qui fait l’amour dans un hélicoptère, une navette spatiale, une fusée… Bref, un endroit qui change (oui, parce que C.G -> Christian Grey… a un hélicoptère, mais il ne se dit à aucun moment que ça pourrait être une idée. Non, en homme original et aux pratiques dévergondées, il préfère s’adonner à ses pratiques avec Ana dans la douche, ou dans un lit… Hmmmm, l’originalité, ça m’émoustille!)

Bien sur, cette liste est non-exhaustive, et je serais curieuse de lire vos idées originales (mais pour de vrai) à vous ! Soyez créatifs, surprenez-moi !
(Avec un peu de chance, elles seront peut-être reprises un jour, et on rigolerait bien !)

Je vous embrasse, (même si on se croise dans un hélicoptère, c’est promis)

Ana (la vraie, pas l’héroïne de 50SOG, évidemment)

Et pendant c’temps là…

10464360_1533482860206261_900118815707908232_n

Après un dernier article très remonté qui vous a énormément fait réagir (je vous en remercie chaudement d’ailleurs…), je ne savais plus quoi vous écrire.
Et hier, par la force du Saint Esprit (ou plutôt le bouche-à-oreille entre collègues), m’a fait découvrir un artiste incroyable.

Tinook est touche à tout, et doué dans tout ce qu’il fait. Il dessine, vous l’aurez compris.

984129_1531448940409653_4570450472691409695_n
Il tatoue (son bras en atteste, il s’est auto-tatoué et c’est bien mieux fait que certains tatoueurs « professionnels » n’auraient pu le faire…), mais je ne pense pas que partager une photo vous plairait, peut-être n’êtes-vous pas fans du tatouage…

Il fait de la musique aussi, il paraîtrait même qu’il soit doué pour ça…
C’est pas Bérangère qui dira le contraire !

391623_10151131601802870_979116613_n

Bref, Tinook est un grand rêveur jamais en panne d’inspiration. Il a un univers incroyable, qui me touche énormément et que je trouve ultra poétique. Certains de ses croquis sont d’ores et déjà épinglés sur mon téléphone, dans tous les carnets que je tiens pour garder mon inspiration au top du top, un peu partout.

10410470_1531440650410482_1478341517519128840_n10505449_1531438533744027_1568868906187920004_n
J’étais scotchée par ce qu’il appelle son « don », et je me suis dit « Quoi de mieux que mes lecteurs chéris pour le faire connaître un peu? ».

Il a un talent fou, j’insiste, et je vous connais assez bien pour affirmer que vous allez aimer ce que je vous fais découvrir aujourd’hui…

Tinook est une pépite d’artiste qui ne demande qu’à être suivi par un poil plus de monde, et je pense qu’il mériterait grandement que vous alliez tous jeter un gros coup d’oeil sur ses créations, parce qu’il y a de quoi rester le cul par terre…

Allez, on finit avec un peu de rêve, vendu par Tinook lui-même…

10513266_1531443357076878_2975580411934054224_n
P.S : si j’ai mis des liens un peu partout, c’est pour que vous cliquiez dessus, que vous regardiez un peu (et écoutiez aussi, Bérangère est là pour ça…)

Je vous embrasse, et je parie que Tinook aussi !